Stratégie

Maintenance d'un site internet : ce que vous payez, ce que vous devriez recevoir

Beaucoup d'abonnements de maintenance couvrent un hébergement et guère plus, pendant que le site se dégrade en silence. Ce qu'une maintenance devrait inclure, et les cinq questions à poser à votre prestataire.

par Bonabona 2 min de lecture
Maintenance d'un site internet : ce que vous payez, ce que vous devriez recevoir

Chaque mois, un prélèvement « maintenance » passe sur le compte de l'entreprise. À la question « que couvre-t-il ? », la réponse la plus fréquente que nous rencontrons dans nos audits tient en deux lignes : l'hébergement, parfois une licence, et rien d'autre. Le site est « maintenu » comme une voiture qu'on garerait dans un garage payant sans jamais ouvrir le capot.

Le coût qui ne se voit pas#

Un site qu'on ne maintient pas ne tombe pas en panne d'un coup : il se dégrade en silence. Les extensions accumulent des retards de mise à jour, et avec eux des failles connues de tous. La vitesse s'érode à mesure que le web avance. Les positions glissent, quelques places par mois. Et un jour, le formulaire de contact cesse d'envoyer, sans message d'erreur : les demandes partent dans le vide, et personne ne s'en aperçoit avant des semaines.

C'est la fuite goutte à goutte : on paie sans recevoir, et on perd sans le voir. Le vrai coût d'une maintenance vide n'est pas l'abonnement, ce sont les clients qui ne sont jamais arrivés.

Ce qu'une maintenance devrait couvrir#

  • Les mises à jour de sécurité, appliquées puis vérifiées, pas seulement disponibles.
  • Des sauvegardes testées. Une sauvegarde qu'on n'a jamais restaurée n'existe pas : elle se vérifie par l'exercice.
  • La surveillance de ce qui rapporte : le formulaire de contact testé régulièrement, les pages clés relevées.
  • Un relevé des performances et des positions, pour voir la dérive avant qu'elle coûte.
  • Des évolutions de contenu bornées clairement : ce qui est inclus, ce qui déclenche un devis, sans zone grise.
  • Un point écrit, à date fixe. Ce qui a été fait, ce qui a été constaté, ce qui est recommandé. Sans trace écrite, la maintenance est une croyance.

Les questions à poser à votre prestataire#

  1. De quand date la dernière mise à jour appliquée à mon site, et puis-je en voir la trace ?
  2. La sauvegarde a-t-elle déjà été restaurée au moins une fois, pour vérifier qu'elle fonctionne ?
  3. Le formulaire de contact est-il testé ? À quelle fréquence ?
  4. Que se passe-t-il si le site tombe un samedi soir ?
  5. Qu'est-ce qui est inclus dans l'abonnement, et qu'est-ce qui ne l'est pas ?

Un prestataire sérieux répond à ces cinq questions sans se troubler, preuves à l'appui. Les réponses évasives sont une information en soi.

Questions fréquentes

Combien coûte une maintenance sérieuse ?
Le prix dépend du site, de sa technologie et du rythme d'évolution souhaité. Ce qui compte n'est pas le montant seul, c'est ce qu'il couvre, et le point écrit qui en fait la preuve chaque mois.
Mon site n'a pas bougé depuis des années et il fonctionne. Pourquoi payer ?
Il fonctionne en apparence. La sécurité, la vitesse et les positions se dégradent sans prévenir, et le formulaire qui ne part plus ne prévient pas non plus. Un état des lieux mesure en une passe où en est réellement le site.
Puis-je changer de prestataire sans refaire le site ?
Tout dépend de qui possède quoi : le nom de domaine, les accès, le code, les contenus. C'est la question de réversibilité, à poser avant de signer. Chez nous, le client garde la propriété de son site et de ses contenus. Vous ne savez pas ce que couvre votre abonnement actuel ? Un état des lieux le mesure, chiffres à l'appui : demandez-le. Et si le constat mène à une refonte, voici comment la conduire sans perdre votre référencement.